Du côté de la langue, j'en ai même appris une bonne, les japoanais ont un mot "KARUSHI", 過労死 ce qui veut dire : "La mort causée par un overdose de travail". Ce phénomène arrive quand un employé de bureau reste trop longtemps à travailler pendant des semaines, voir des mois, et meurt soudainement. (Le mot "soudainement" n'est pas un terme médical, je tiens à le souligner) Personne ne s'entend sur le nombre d'heures par jour que l'on doit travailler pour en arriver là mais mon ami Yoshi, par exemple, me disait qu'avant de quitter sa vie de "salary man" - terme anglo-japonais pour dire employé de bureau - il travaillait jusqu'à 20 heures par jour et dormait sur son bureau. Je ne pense pas que ça va m'arriver mais je crois que c'est un phénomène que l'on peut trouver qu'ici.
J'ai enfin eu mon autorisation pour mon visa de travail! Après toutes ces années d'attente et d'efforts, je suis content d'avoir atteint l'objectif que je m'étais fixé il y a maintenant 6 ans de cela. Je suis arrivé à un sommet pour en trouver un autre. Celui d'apprendre le japonais. Pas facile mais pas impossible non plus. Je dois aller en Corée du Sud cette semaine pour aller chercher ce fameux visa et commencer à travailler le 5 novembre.
Je vais travailler pour Berlitz, une école qui a une excellente réputation ici à Tokyo. Mais l'industrie de l'enseignement est en pleine transformation. Une des plus grandes écoles du Japon, NOVA va fermer ses portes. Ce n'est pas le manque d'étudiants qui a causé la perte de cette énorme entreprise mais la mauvaise gestion à ce que je peux lire. Cette histoire fait la une ici et des milliers de personnes vont perdre leur emploi dont beaucoup de profs d'anglais. J'ai été chanceux parce que actuellement, le services des ressources humaines de Berlitz reçoit entre 200 et 300 demandes d'emploi par jour et ils ont décidés de ne plus en accepter. Si cette histoire serait arrivé il y a quelques mois, c'est certain que je n'aurai pas ce travail aujourd'hui.